Le syndrome métabolique

Le syndrome métabolique n’est pas une maladie mais un ensemble d’anomalie augmentant le risque cardiovasculaire.

L’obésité abdominale (excès de tissu adipeux viscéral) est associée à au moins 2 autres particularités : hypertension, augmentation des triglycérides, hypercholestérolémie, diabète.

Les objectifs de la prise en charge diététique sont la réduction du poids, amélioration des analyses sanguines, activité physique plaisir à mettre en place, travail sur le comportement alimentaire afin de réguler celui-ci.

Diabète

En 2016, plus de 3,3 millions de Français étaient traités, par médicament, pour un diabète. C’est 5 % de la population totale. Le diabète de type 2 concerne 92 % des Français traités pour diabète. Il commence en général après 40 ans, est le plus souvent associé à un surpoids et à une répartition abdominale des graisses et à une forte hérédité familiale. 

Le diabète est défini par l’élévation chronique de la concentration de glucose dans le sang (hyperglycémie) Il est défini par : • une glycémie > à 1,26 g/l (7,0 mmol/l) après un jeûn de 8 heures et vérifiée à deux reprises ; • ou la présence de symptômes de diabète (polyurie, polydipsie, amaigrissement) associée à une glycémie (sur plasma veineux) ≥ à 2 g/l (11,1 mmol/l) ;

Une alimentation équilibrée est recommandée pour le contrôle des facteurs de risque cardio- vasculaire (glycémie, dyslipidémie, HTA, surpoids et obésité) et la prévention des complications du diabète, HAS 2013.

Les soins diététiques doivent être intégrés au traitement du diabète de type 2.

Une perte de poids modérée (5 à 10 % du poids initial) a un effet bénéfique démontré sur la glycémie et l’HbA1c.

La pratique d’une activité physique régulière est recommandée pour le contrôle des facteurs de risque cardio-vasculaire (glycémie, dyslipidémie, HTA, surpoids et obésité) et la prévention des complications du diabète, HAS 2013.

L’activité physique englobe les loisirs, les déplacements (par exemple la marche ou le vélo), les activités professionnelles, les tâches ménagères, les activités ludiques, les sports ou l’exercice planifié, dans le contexte quotidien familial ou communautaire.

Troubles lipidiques

L’hypercholestérolémie 

Elle est souvent dénuée de symptômes jusqu’à l’apparition de complications (plaques d’athéromes, accident vasculaire cérébral, infarctus).

Une alimentation variée est le premier traitement permettant de diminuer le risque de présenter une maladie cardiovasculaire et d’éviter de prendre des médicaments à vie.

Tout ceci sera associé à un mode de vie sain avec une activité physique adaptée.

L’hypertriglycéridémie

Les triglycérides sont des graisses dangereuses pour la paroi artérielle et donc un facteur de risque cardiovasculaire.

Les triglycérides proviennent de l’alimentation, soit directement (les graisses que l’on mange) ou indirectement par transformation par le foie des sucres simples et/ou de l’alcool.

Une alimentation variée et équilibrée et une activité physique adaptée vous aidera à réguler vos analyses biologiques.

Stéatose hépatique

Le foie est responsable de plusieurs fonctions importantes.

Il convertit les sucres en glycogène et il entrepose celui-ci jusqu’à ce que le corps en ait besoin.

Le foie produit également certaines substances chimiques nécessaires à la dégradation de la nourriture et de l’alcool, au retrait des toxines nuisibles du sang et il produit des protéines qui aident le sang à coaguler convenablement.

La stéatose hépatique non alcoolique se déclare lorsque des personnes qui ne boivent que peu d’alcool ou pas du tout contractent certaines affections du foie.

Elle tend à se produire chez les personnes qui ont une surcharge pondérale et qui sont atteintes de diabète ou qui ont un taux de cholestérol et de triglycérides élevés.

La crise de goutte

L’hyperuricémoie est une anomalie métabolique, la goutte en est la principale traduction clinique.

Elle peut être silencieuse, la goutte se manifeste par des accès inflammatoires articulaires douloureux.

Elle est en corrélation avec le poids, on peut noter très souvent une surconsommation d’aliments riches en protéines, ce qui augmentent les précurseurs métaboliques.

On note également une surconsommation de corps gras.

Un traitement diététique de fond évitera l’apparition des crises de gouttes fort douloureuses.